
Fondé en 1991 par la Confrérie de l’Etiquette, le Musée international de l’Etiquette, qui fait maintenant de plein droit partie du Musée vaudois de la vigne, du vin et de l'étiquettte, présente 200 ans d’histoire dans 52 pays à travers un millier d'étiquettes de vin datées principalement du début du XIXe siècle aux années 1960.

Souvenir de bouteilles prestigieuses ou de voyages lointains, les étiquettes racontent l’histoire à leur manière et permettent de connaître l’étendue de la civilisation du vin dans le monde. Reflets de l’imaginaire collectif, elles témoignent des rapports que l’homme entretient avec le vin.

Le parcours de l’exposition permet, dans sa partie géographique, d’apprécier l’étonnante diversité de l’étiquette au cours du temps et dans le monde. Dans sa partie thématique, le musée permet découvrir l’évolution chronologique de trois étiquettes significative : Château Mouton-d’Armailhacq et Château Mouton-Rothschild en Pauillac dans le Bordelais et La République d’Epesses dans le Canton de Vaud. Mais le visiteur pourra aussi découvrir quelques étiquettes fantaisistes et illégales.


Brève histoire de l'étiquette
Le principe de l’étiquetage est très ancien puisque dès l’apparition de l’écriture, l’homme a noté sur les contenants le nom du produit qui s’y trouvait. Ainsi, dès le XIVe siècle av. J.-C. en Egypte, puis pendant toute l’Antiquité, on trouve des textes peints sur des amphores signalant le nom du cépage, le type de vin, l’année et le lieu de production.
L’histoire de l’étiquette de vin, sous la forme d’un petit papier annoté à la main ou imprimé, commence au cours du XVIIIe siècle. À cette époque, sous l’impulsion conjuguée de la découverte du Champagne mousseux, qui réalise sa “prise de mousse” en bouteille, de la fabrication de bouteilles de verre plus solides et moins chères et de la généralisation du bouchage au liège, le commerce du vin sous flaconnage de verre, avec une étiquette, tend à remplacer le transport en fûts.

Mais c’est l’invention, en 1797, de la lithographie, qui permet d’imprimer en grande quantité et facilement toutes sortes d’illustrations, qui donnera une impulsion fondamentale au développement de l’étiquette moderne. Dès les débuts du XIXe siècle, l’Allemagne et la Champagne, suivies bientôt par le reste du monde, produisent en quantité ces petites vignettes de papier qui habillent les bouteilles de vin.

Tout d’abord ornée de motifs décoratifs qui encadrent le nom du lieu de production et parfois l’année de récolte, l’étiquette devient rapidement le support d’un foisonnement d’images : scènes de la vie quotidienne, vues paysagères, œuvres artistiques ou encore séries de médailles glanées lors de concours.

